Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 18:34

English version below.

Dix minutes. Peut-être un quart d'heure, pas plus. En fin d'un cours de néerlandais, avec un petit groupe avec lequel je passe trois après-midi par semaine depuis deux mois. 

Une fille a fait un bref exposé, assez neutre, sur le mariage et l'adoption des couples homosexuels. Pas grand-chose à y redire. Puis il y a eu un semblant de débat. C'est un cours de langue, il faut nous faire parler. Alors on a parlé des homos. Enfin, elles ont parlé - la prof et les autres élèves. Et moi j'ai fermé ma gueule et j'ai essayé d'y survivre. Ho, c'était pas négatif. C'était même assez positif. "Homoseksuele mensen zijn heel leuk. Ik heb er een in een andere groep.", dit la prof. Une fille dit qu'ils sont plus ouverts d'esprit que la plupart des gens. Je pense à certaines langues de pute et je ricane intérieurement. ça avait commencé avec la question de l'adoption (bizarrement, le mariage est complètement passé à la trappe), les histoires d'image et de rôle de genre y sont passés, tout ça. Les couples homos sont comparés aux "couples normaux". Je pense à toute la littérature qu'il y a sur la critique de la normalité et je ferme ma gueule. Je veux voir jusqu'où ça ira. Ho, mais ça va si loin qu'après, c'est plutôt que je veux m'enfuir, je veux partir de cette classe, je veux quitter ces gens selon qui les homos sont certes leuk, mais surtout ils sont ailleurs. Cette classe où je n'existe pas.

Je ne réduis pas mon identité à mon orientation sexuelle. Je ne me définis pas par mon orientation sexuelle. Mais ne pas partir du principe que tout le monde est hétéro jusqu'à preuve du contraire, ce serait juste... moins anxiogène.

(A la fin, la prof m'a fait parler. Mes capacités à la discrétion sont étendues, mais bon. J'ai dit un truc genre les homos sont pas tous les mêmes, qu'on peut pas faire de généralités. J'aurais pu ajouter qu'ils étaient partout, mais bon, j'avais assez donné. Y a des jours où je suis juste pas d'humeur militante. Peut-être qu'au prochain cours je mettrai mon tee-shirt "Yes, your gaydar is working".)

 

English version

Ten minutes, maybe fifteen. At the end of a Dutch lesson. A girl did a rather neutral presentation over marriage and adoption by same-sex couples. And then, there was the "debate". It's a language course, so we're supposed to speak. So we spoke about gay people. At least they spoke - the teacher and the other students. And I just shut up and tried to survive. Well, it wasn't negative. Actually, it was kind of positive. "Gay people are very funny (1). I have one in another group.", the teacher says. A girl says they're more open-minded that most of people. It had begun with the question of adoption, usual stuff about gender role models, etc. Same-sex couples are opposed to "normal couples". I think of all the literature criticizing normality, and I just shut up. I'd like to see how far it will go. Well, it does go so far that after that, I just want to flee, I want to leave this classroom, I want to leave these people according to whom gay people are "funny" (1), but mainly, elsewhere. This classroom where I don't exist.

I'm not reducing my identity to my sexual orientation. I don't self-define according to my sexual orientation. But, if people would stop thinking that everybody is straight until proved differently... well, that would be less anxiogenous. 

(And maybe next time I'll wear my tee-shirt "Yes, your gaydar is working.")

(1) To be fair, there are plenty of translations for the Dutch word "leuk" : nice, appealing, engaging, sympathetic, endearing, congenial, likable, winsome, good, pleasant, lovely, easy going, cute, funny, hilarious, comic, humorous, farcial, droll, comical

Publié dans : Le personnel est politique - Riposter - 0 Ripostes
Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 13:57

Summary :

Honestly, you're not missing anything. This is the most uninteresting article you could think of. It is mostly based on this Wikipedia article on toilet paper orientation. I just say how I've always been part of the "over" people, but just by habit, because I had only seen that. And actually I'm more a "just leave it somewhere near the toilet, on the floor or on a piece of furniture, and not bother to actually correctly replace the roll" person. But I discovered that "under" was a possibility too while living with flatmates for the first time : I discovered alterity. But I actually discovered the whole debate, with argumentation and everything, when my mum told me that I had replaced the roll "the wrong way", meaning under, and that it was less hygienic. (I'm not really convinced.)

Back to this fabulous Wikipedia article, its makes reference to a lot of more or less scientific articles analyzing the preference in relation to gender, age, class, political preferences. But it's seriously lacking an intersectional analysis. And I ask the question: what does it mean, in terms of toilet paper, to be a poor, black lesbian ?


J'ai cette fichue habitude de cliquer sur plein de liens que des personnes plus ou moins recommandables postent sur Facebook. C'est souvent fort instructif, surtout si on clique chez les bonnes personnes, et pas plus tard que ce matin je m'instruisais du traitement judiciaire en France des morts violentes de nourrissons.

Et c'est comme ça, en cliquant (presque) innocemment, que je me suis retrouvée à lire l'entièreté d'un article de Wikipédia sur l'orientation du papier toilette. Et tout d'un coup, tout un pan de la vie moderne duquel je n'avais jamais fait sens, s'est tout d'un coup éclairé devant moi.

C'est clair, c'est net, c'est évident ! Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les distributeurs de papier toilette dans les lieux publics étaient des espèces de grosses boîtes en plastique où le rouleau de papier est invisible ? Il s'agit sans doute, pour partie, de protéger ledit rouleau d'une chute, d'un vol, d'un déroulement entier qui le gâcherait. Mais, plus important : ce dispositif, souvent, présente le rouleau de papier de profil, ce que, vous avouerez, l'on voit peu souvent dans les toilettes privées ; de plus, souvent, il cache complètement le rouleau, ce qui ne permet pas de voir... dans quel sens ça se déroule.

Car il semblerait qu'un long et âpre débat fasse rage entre partisans du déroulage par au-dessus ou par en-dessous. Et, en fait, j'avais déjà eu l'occasion de réfléchir à cette importante question de la vie moderne, il y a quelques années.

J'ai été éduquée à mettre le papier à dérouler par au-dessus. Sans y penser, d'ailleurs. Personne ne m'a jamais rien dit sur l'orientation du papier. C'est juste que je n'avais vu que ça et que donc, l'idée de l'accrocher "à l'envers" ne me serait jamais venue à l'esprit. En fait, pour être honnête, je me suis surtout fait réprimander pour défaut de remplaçage du rouleau - pfff, je sais pas vous, mais moi je trouve ça pénible, il faut retirer le rouleau vide, et on n'a pas le droit de le laisser traîner, après, il faut le mettre à la poubelle, mais pas n'importe quelle poubelle, la poubelle papiers-cartons ; et puis il faut en mettre un nouveau, et dans certains cas le dérouleur est complexe (1), avec le cylindre qui est supporté par les deux côtés, bref, vous voyez, c'est pénible. En plus, dans certaines circonstances, le dérouleur est tout simplement placé à un endroit peu accessible, trop en arrière, trop pas dans le bon sens, que sais-je. La conclusion logique, à mon sens, c'est de laisser le rouleau de papier entamé à côté des toilettes, soit par terre, soit sur le meuble le plus proche (le couvercle du panier à linge sale ou le rebord de la baignoire sont excellents pour cet usage, mais dans le second cas, pensez à bouger le rouleau avant de prendre un bain).

Tout ça pour dire que, si mon éducation a échoué à me convaincre du bien fondé universel du principe même du dérouleur de papier toilette, elle a tout à fait réussi, implicitement et presque insidieusement, à m'inclure dans les rangs des "par au-dessus". Et ce n'est que lors de ma première vie en colocation que j'ai été amenée à constater l'alterité possible. Pas seulement l'alternative, non. Carrément le principe d'altérité. En effet, au moins un de mes colocataires tendait à accrocher le papier pour un déroulement par l'arrière. (Je soupçonne l'autre colocataire d'avoir le même genre de philosophie de non-accrochage que moi.) Et je me suis surprise à ce que ça m'étonne, voire que ça me déconcerte, voire que ça m'ennuie un tout petit peu. Ho, certes, pas que ça m'ennuyât suffisamment pour que je prenne la peine d'en changer l'orientation. (C'était un dérouleur avec le cylindre accroché des deux côtés, une emmerderie.) Par contre, les rares fois où je prenais la peine d'accrocher le rouleau, suite à une vague culpabilité apparentée à celle qui me faisait ne pas laisser traîner de chaussettes sales dans le salon, ces rares fois, donc, c'est consciemment que j'accrochais le rouleau "à l'endroit". 

J'avais donc découvert l'altérité. Mais pas le débat. Genre, "tiens, les gens ont des habitudes différentes, c'est drôle" et "tiens, en fait je préfère par le haut, parce que j'ai toujours eu l'habitude que ce soit accroché par le haut". Pour moi, c'était dans le même registre que le fait que certains gens préfèrent laver la table avec une éponge, d'autres avec une lavette, ou que certaines personnes ne boivent pas pendant le repas mais après. Une question d'habitudes, un choix tout à fait arbitraire "parce qu'on a appris comme ça".

Mais, quelques mois plus tard, un jour, j'ai accroché le rouleau "à l'envers"  chez ma mère. Pourquoi, je ne saurais le dire, je n'ai sans doute pas fait attention. Et ma mère m'a fait remarquer que j'avais accroché le rouleau "à l'envers". Je lui répondis donc qu'il n'y avait pas d'endroit ni d'envers, que c'étaient juste des habitudes différentes. Et c'est qu'il me fut répondu qu'on risquait de toucher le mur avec des mains maculées d'excréments en s'emparant du bout du rouleau. L'hygiénisme avait parlé. Comme j'aime à être chiante, passez-moi l'expression, je lui répondis que, tout de même, elle avait probablement cette habitude parce qu'elle avait toujours connu ça, et voilà tout, et que l'hygiénisme n'était qu'une justification postérieure. Je ne suis pas sûre d'avoir convaincu. 

Toujours est-il que je venais de rencontrer le grand débat argumentaire des par au-dessus et des par en-dessous. Et le plus fascinant, c'est à quel point il semble soulever les foules. L'article Wikipédia suscité en est la preuve (pour les paresseux, une version française moins complète mais tout de même déjà fort longue). Des études plus ou moins sérieuses y sont consacrées ; la préférence est analysée en termes de genre, d'âge, de classe sociale, de préférences politiques (mais moi je dis : il manque clairement une analyse intersectionnelle, et c'est honteux que personne ne se pose la question de savoir ce que signifie, en termes de déroulage de papier toilette, qu'être une lesbienne noire prolétaire !?). Des traits de caractère sont associés à la préférence, et sans surprise ils suivent les associations liées au couple symbolique au-dessus/en-dessous. La question de leur préférence est posée à des personnalités publiques. Une chroniqueuse de courrier des lecteurs ne peut répondre à la question sans recevoir 15000 lettres de protestation, ce qui en fit, dit-elle, la question la plus controversée en 30 ans de chroniques. Il semblerait même que de nombreuses personnes admettent changer l'orientation du rouleau chez autrui.

Franchement, je trouve ça fascinant. Mais j'ai une question. Si le dérouleur est de profil, est-ce qu'il y aura des pour le déroulement par la gauche et des pour le déroulement par la droite ?

Mais avec tout ça, on ne sait toujours pas ce que les gens font du papier une fois déroulé. Plié ou froissé ? Assis ou debout ? (Mais peut-être que ces dernières questions portent moins à débat parce que les pratiques différenciées sont moins visibles.)

Sur ce, je ne peux pas vous quitter sans vous laisser, pour les gens qui seraient sur parano, le lien vers ce magnifique article présentant une enquête, sur un échantillon de cent personnes, sur cette importante question du assis ou debout. 

 

 

(1) Si complexe que les mots me manquent pour le décrire. Si un jour on m'avait dit que je googlerais "dérouleur de papier toilette"... Ha, par contre, Google ne m'a été d'aucune aide, mais l'appel à un ami bien, et j'ai le plaisir de vous dire qu'il semblerait que ça s'appelle un dérouleur télescopique à ressort.

Publié dans : Chroniques variées - Riposter - 1 Ripostes
Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 21:10

English-friendly note (well, now that I have not French-speaking friends, I feel I have to do that). This is a very boring article about how to cook fish. This is because in French-speaking countries (or at least in France and in French-speaking Belgium), April Fools are called "poisson d'avril", meaning "April Fish". And that's all, folks.

 

Le poisson, c'est bon. C'est plein de protéines, et "le plus gras des poissons est moins gras que la moins grasse des viandes" (1), etc. Bref, le poisson, c'est bon, mangez-en.

Mais, hélas, parfois, le poisson peut un peu manquer de goût. Si le saumon, le thon, ou les sardines, ont un goût assez fort et sont facilement reconnaissables, la grande majorité des poissons "blancs" nous semblent tout à fait interchangeables. 

Bref, mesdames (2), cet article a pour but de vous aider à attraper un mari grâce à vos talents de cuisinière (3). Voici quelques idées pour réussir votre poisson.

1) La préparation
On va partir du principe que votre poisson est nettoyé et vidé. Cela dit, j'ai déjà vidé un poisson, c'est pas si compliqué, il suffit de couper et de tout retirer. De même, s'il vous reste la tête, un coup de couteau bien senti devrait vous en débarrasser.

Sinon, ce qui est cool, dans le poisson, c'est de le faire mariner au préalable. Surtout pour les options de cuisson A à C. Donc, quelques heures auparavant, si vous y pensez, si vous avez le temps (inutile de me dire que je suis la seule à avoir des pulsions de préparation de marinade à onze heures du soir), vous pouvez poser votre poisson dans un mélange à votre goût.
Que mettre dans cette marinade ? Je pars généralement sur de l'huile (genre d'olive), du jus de citron (parce que je suis une aficionada du citron avec le poisson), sel, poivres, herbes variées, en gros mettez tout ce que vous mettriez sur le poisson durant la cuisson. J'ai un faible pour le fenouil et l'aneth (l'aneth avec le saumon est quasiment incontournable), mais on peut être original et aller faire un tour du côté d'épices un peu plus exotiques, et pourquoi pas un soupçon de cumin ? 
Il n'est bien sûr pas nécessaire de couvrir le poisson d'huile, le retourner deux ou trois fois dans quelques cuillerées suffira. Plus qu'à mettre au frigo quelques heures.
(Notez bien que les viandes aussi, c'est cool à mariner, y a qu'à changer la composition de la marinade.)


2) La cuisson
A) Poêlé.
C'est le plus simple : disposez une matière grasse au choix (4) dans votre poêle téflon préférée - sauf bien sûr si vous avez mariné votre poisson qui sera donc déjà luisant d'huile -, chauffez à vif, saisissez votre poisson (ce qui veut dire le cuire superficiellement à haute température, du moins c'est le terme utilisé pour les viandes, cela dit il vous sera au préalable nécessaire de le saisir dans vos petites mains pour le mettre dans la poêle), ceci des deux côtés, c'est bien qu'il soit doré, et puis éventuellement finissez la cuisson à feu plus doux. Notez que dans certains cas, notamment pour le saumon, c'est assez agréable que le coeur du poisson soit cru, et l'extérieur un peu croustillant. La cuisine, c'est pas qu'une affaire de goût, c'est aussi de la texture.
Je privilégierais la cuisson à la poêle pour les poissons généralement servis entiers comme la truite.

B) Au four.
C'est un peu la même chose que le précédent sauf que ça prend plus de temps, que ça consomme plus d'énergie et que ça nécessite moins d'être surveillé. Vous mettez votre poisson avec un peu de graisse dans un plat qui va au four, et vous observez et piquez de votre fourchette jusqu'à ce que la cuisson vous agrée. Tend à assécher le poisson. Je ne ferais pas des sardines au four.

C) En papillote.
La papillote est une technique extrêmement simple et injustement oubliée. Coupez votre poisson en portions individuelles, disposez dans du papier aluminium - un papier aluminium par portion individuelle, donc - avec un peu d'huile et des trucs qui donnent du goût, donc le même genre de trucs que vous mettriez dans la marinade. D'ailleurs, si vous avez bien préparé votre coup, votre poisson a déjà passé la nuit dans sa marinade et vous n'avez qu'à partager ladite marinade dans lesdits papiers aluminiums. Mais vous pouvez aussi ajouter des trucs solides, comme une rondelle de citron. 
Et puis vous emballez et vous mettez vos papillotes, soit dans un plat qui va au four, soit dans un cuiseur vapeur. Vous laissez le temps qu'il faut - je suis mauvaise en estimation de durée, ça doit être quelque chose entre dix minutes et une demi-heure - et puis quand vous ouvrez vous avez un poisson qui a tout plein le goût du poisson et des choses que vous avez mises dans votre papillote, et l'eau qui est sortie du poisson qui est restée dans la papillote et qui mélangée à vos aromates... bref, c'est vachement bon, et tout le goût du poisson est resté dans la papillote.

D) En ragoût.
C'est un exemple que je connais assez mal et il me semble que Francis a une grande expertise en la matière. C'est le seul cas de figure où il vous est autorisé de bouillir votre poisson. Par exemple, vous pouvez tenter de faire une bouillabaisse (j'ai essayé de faire de la bouillabaisse un jour, c'était très bon mais ça ne ressemblait en rien à de la bouillabaisse, et un jour j'ai eu cette idée merveilleuse de disposer ce mélange entre des couches de lasagnes alternées avec de la ricotta, et ma fortune culinaire était faite à jamais). Bref, le principe général, c'est que vous coupez votre poisson en morceaux, que vous le faites cuire dans un liquide qui a du goût - genre des tomates - mais oui les tomates ça compte comme liquide. Donc pour faire des lasagnes par exemple c'est très bien, mais par contre, si vous avez l'intention de goûter vraiment le goût du poisson, c'est mal parti. Faites attention à ne pas trop faire mijoter, ou votre poisson va généralement finir en miettes.

F) Pané.
Là, on dépasse mes compétences. Cependant, si j'en crois Jeanne Dielman (ici à partir de 4'), pour paner, il faut tremper dans la farine, puis l'oeuf, puis la chapelure. Et puis vous cuisez à la poêle, à moins que vous ayez envie de vous aventurer dans des histoires de friture. Vu l'expérience que j'ai des Fish&Chips, en fait, je déconseille.

3) L'accompagnement
Voilà, maintenant, vous avez votre poisson, vous pouvez le servir avec un féculent (gratin dauphinois, pommes de terre rissolées, purée, riz - les pâtes avec du poisson j'aime pas trop, sauf quand le poisson fait partie de la sauce pour les pâtes, justement) et un légume (salade, épinards, courgettes, poireaux fondus à la poêle, évitez les petits pois-carottes et le chou). Et éventuellement accompagné d'une sauce. Bon, plus votre poisson a de goût, moins vous avez besoin d'une sauce. Par exemple, pour le saumon sous toutes ses formes (attention, la truite saumonée, ça goûte pas le saumon) (d'ailleurs, la truite pas saumonée a plus de goût), ou votre poisson cuit en papillote, pourra se passer de sauce. Mais si vous avez fait un quelconque poisson blanc à la poêle, une petite sauce serait la bienvenue. Par exemple, un classique très facile c'est la sauce hollandaise : faites fondre une quantité indécente de beurre avec le jus d'un citron, retirez du feu et battez énergiquement un jaune d'oeuf là-dedans, sel, poivre, tout ça, ça prend deux minutes. Pour d'autres sauces, trouvez des recettes. Pour les paresseux, vous pouvez toujours mettre un pot de béarnaise ou tartare sur la table.



(1) Source : ma mère
(2) Ceci est un pastiche.
(3) Ceci est un fake.
(4) Je préconiserais du beurre ou de l'huile qui peut cuire. Evitez le saindoux.

Publié dans : Culinaire - Riposter - 0 Ripostes
Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 15:12

Alors là, cette madame, si elle n'a pas été icône gaye injustement oubliée, c'est que je n'ai rien compris au concept d'icône gaye.

Métisse "je réunis toute les origines ethniques américaines dans mon phénotype", ayant poussé dans une plantation de coton de Caroline du Sud, elle devient on ne sait pas trop comment (à la force du poignet et du talent, probablement) star dans les années 50. Elle chante, elle danse, elle joue. Orson Welles, rien que ça, la dit "the most exciting woman in the world", rien que ça bis, et lui offre au passage le rôle d'Hélène de Troie dans le Dr. Faustus de Marlowe. Sinon, elle jouera aussi Catwoman dans la série Batman en 1967-68. 

Je ne ferai pas de commentaires sur ses talents d'actrice, je n'en ai rien vu. Par contre, sur scène en tant que chanteuse, on dirait bien qu'elle assure vachement. (Et c'est ce côté "spectacle complet" qui me faisait penser aux icônes gayes.) Bon, le hic, c'est qu'elle semble très bien s'adapter aux modes des époques. 

Et donc, si, dans les années 50-60, elle est toute en subtilité et en humour avec des très jolis textes et des mélodies légères (un peu faciles, peut-être, mais citez-moi une icône gaye difficile ?) : 

 


... dans les années 80, ça se gâte vachement... et ça donne ça :  

 


... et je vous passe le reste, si vous êtes masochistes vous chercherez par vous-mêmes.

La dame a été présente sur scène et dans les médias jusque dans les années 2000. Pour le plaisir, un extrait où elle fait un monologue très drôle, en français puis en anglais, entre deux couplets du Chanteur de Charleston

 

Publié dans : Sonore - Riposter - 0 Ripostes
Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 00:25

Une généreuse lumière matinale baignait la pièce et son corps, alors qu'un large sourire éclairait son visage. Ou inversement. Debout à deux mètres du canapé où je nichais, un bol de céréales à la main, vêtu d'un caleçon gris sur un slip dont l'élastique Dim rouge ressortait, il me faisait une conversation d'un contenu insignifiant avec une assurance naturelle dont j'aurais pu être jalouse si elle n'avait pas engendré une sympathie immédiate. 

J'ignore s'il dégageait réellement la sensualité que mon corps assoiffé voulait ressentir. Je l'aurais volontiers embrassé, me serais blottie contre lui, aurais respiré son odeur dont j'ignorais tout.

Je lui ai fait une bise sur la joue et je suis partie.

Publié dans : Scribouillages - Riposter - 0 Ripostes

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